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Gravel

Gravel : vélo du futur ?

Son arrivée fulgurante sur les marchés est à s’y m’épandre avec la pandémie actuelle. Et si le Coronavirus a été plutôt mal accueilli lors de son arrivée en Europe c’est tout en contraste que le segment « gravel » se fait une place de plus en plus importante dans les magasins de cycles. Si vous ignorez encore tout de cette nouvelle discipline, voici de quoi débattre lors de vos prochaines (on les espère proches) sorties en groupe.

Gravel et cyclo-cross, la nuance

Il y a deux ans encore les plus grandes marques de vélo proposaient dans leur gamme des cadres cyclo-cross auxquelles elles y jouxtaient le nom de gravel. Aujourd’hui la distinction entre les deux disciplines est immanquable.  Là où beaucoup d’entre vous se posent la pertinente question de la différence entre gravel et cyclo-croos, la réponse pourrait faire l’objet d’un article bien plus conséquent. Même si les points communs sont nombreux, il faut retenir que le cyclo-cross est un vélo conçu pour la compétition.

Les différences les plus notables sont celle-ci :

  • -La géométrie de cadre. Typé endurance le vélo de gravel privilégie le confort. C’est pourquoi on le retrouve également aux départs des courses d’ultracyclisme telle que la Transcontinentale Race où sur la série BikingMan.
  • -Des développements plus importants en cyclo-cross (pour aller plus vite, moins longtemps).
  • -L’entraxe des fourches : avec une possibilité de monter des pneus plus larges en gravel (un bon exemple sont les 650X47 sur le dernier Cervelo Aspero), même plus larges que pas mal de VTT !

Vous reconnaitrez davantage le vélo de gravel pour son cadre en « slooping » privilégiant une hauteur basse du centre de gravité et du confort.

 

Le gravel, une histoire ancienne

Détrompez-vous l’arrivée récente sur le marché européen des vélos de gravel n’en fait pas pour autant une discipline sans histoire. Le gravel existe depuis toujours. Depuis l’existence même du vélo, là où nos ancêtres ont adapté leurs vélos pour pédaler sur des chemins alternatifs. La frontière entre VTT et gravel fait elle place à des débats animés. Indépendamment de la forme du cadre je vous propose la définition suivante : là où le gravel s’arrête le VTT continue… Ce que l’on peut retenir c’est que la vague gravel arrive à une vitesse pandémique en provenance des USA. C’est d’ailleurs la traduction anglaise de « gravier » qui donne son nom à la discipline. C’est aux USA également que les premières courses ont débuté et sont aujourd’hui devenues de véritables institutions où les inscriptions affichent complet en quelques minutes.

Des courses populaires

Barry-Roubaix, Dirty Kanza, Dirty Reiver, The Rift, … Elles ne vous disent peut-être encore rien mais elles font déjà partie des meubles de la chambre gravel. La distance reine est généralement 200 miles, soit 320km de gravel. On vous laisse mesurer l’effort. Les noms des 2e, 3e et 4e de la dernière Dirty Kanza ? Peter Stetina, Alex Howes et Lachlan Morton sur plus de 10h d’effort. Les connaisseurs apprécieront… 

Ce qui attire de tels coureurs sur ces courses ? « Le gravel est plus qu’une surface, c’est un style. Les courses sont incroyablement difficiles et vous pousse dans vos retranchements. Mais après vous discutez avec tout le monde autour d’une bière » explique Peter Stetina, après avoir annoncé sa décision de quitter le World Tour pour se consacrer à temps plein à la discipline. Le calendrier de courses américaines est lui plein à craquer. Chaque week-end, dans beaucoup d’états vous trouverez une course gravel dans le coin. En Europe l’offre grandissante permet aux passionnés de déjà en 2020 s’offrir un calendrier conséquent. En France et en Belgique, les évènements fleurissent. Pour beaucoup, ils se courent sous la forme de cyclo sportive sans classement. Pour les compétiteurs cette année a vu la création d’un circuit gravel, le Gravel Epic Series, composé de 4 manches. On espère que la récente organisation va se remettre des annulations en cascade.

 

Côté UCI ça bouge aussi. D’une part, l’UCI a voté des restrictions aux organisateurs qui désirent insérer des segments gravel dans une course sur route. Avec obligation de les notamment de les signaler à l’UCI à l’avance et s’y assurer de la sécurité du public et des spectateurs sous toutes les conditions météorologiques possibles. On l’a vu sur le dernier Tour de France avec l’arrivée inédite au sommet de la Planche des Belles Filles, le gravel a de beaux jours devant lui. Une seconde information, venue du président David Lappartient lui-même, l’UCI travaille sur un championnat du monde de gravel. « C’est quelque chose qui est en discussion et c’est possible dans un avenir proche » a détaillé le président. Une annonce mal accueillie dans le milieu où les puristes pleurent déjà la mainmise de l’UCI sur une discipline épargnée jusqu’ici par le sport business. Et surtout qui prône des valeurs d’aventure loin du tapis rouge qui garnit le siège de l’UCI à Aigle. Affaire à suivre…

Quid du futur ?

Aux USA, la vente de vélos gravel dans les magasins de cycles a dépassé celle du segment route. Voilà un chiffre choc auquel on a du mal à croire. Et si l’essoufflement de la popularité du cyclisme sur route était une voie de bénédiction ? Face aux format classiques des courses sur route, le peu d’attractivité sportive d’un Tour des France où la cohabitation difficile des cyclistes et automobilistes, le gravel représente surtout une alternative pour le passionné de la petite reine de profiter de sa passion dans une discipline où il peut basculer avec aisance entre route, Gran Fondo, cyclosportive, chemin, bois, cyclotourisme, ultracyclisme et voyage à vélo.

Loin de prédire l’extinction de monuments tels que les Grands Tours où un Tour des Flandres, apprêtez-vous quand même à surfer sur la vague du gravel dans les mois et années à venir. Une ode aux grands espaces, à la liberté, aux voyages et la découverte de sentiers inconnus.

Une occasion en d’écrire une nouvelle page dorée de l’histoire de la petite reine.

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