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Kring, un club qui a du Panache

Vous connaissez sans doute ce bruit de sonnette qui fait Kring ? Mais connaissez-vous, le Kring Club à Bruxelles ? Ce projet hybride entre un magasin, un café et un club cycliste est unique en son genre. Sans oublier qu’en plus de cela, ils organisent également le Brussels City Crit et à partir de cette année, la Panache !

Thibault Fournal est à la base du projet Kring qu’il a mis en place avec Boris Terlet. Ces deux français d’origine sont également les fondateurs de la Panache. Une nouvelle course d’ultra-cyclisme qui débutera en juin de Bruxelles à Nice. Mais alors qui est-ce, c’est quoi Kring ? “C’est le club officiel de vélo de la ville de Bruxelles. Nous l’avons créé il y a environ 4 ans de manière officieuse et un peu plus récemment de manière officielle”, explique Thibault. Un projet qu’il a lancé assez rapidement après son arrivée dans la capitale belge. “Lorsque nous sommes arrivés ici, on s’est rendu compte qu’il n’y avait pas grand chose. L’idée c’était de faire un concept, une sorte de club house. Un endroit convivial mais également avec des produits de qualité”. Premiers en Europe à vendre la marque Rapha dans un shop, ces deux français ne se sont pas arrêtés là. “Nous voulons des produits durables, des investissements sur le long terme. C’est pour cela que par exemple nous travaillons surtout avec des vélos en acier. On se démarque des autres magasins de Bruxelles avec cette optique et petit à petit en travaillant de manière pédagogique, en expliquant au client, on fait notre place. Le retour est positif, à tel point que nous allons ouvrir un deuxième club près de Monaco à la Turbie”, s’enthousiasme Thibault.

Outre le magasin, c’est aussi par ses organisations que le club se fait remarquer. Il y a le Brussels City Crit qui fêtera sa troisième édition en août mais également la Panache qui verra le jour en juin. “Nous adorons les longues distances et les micros aventures en bikepacking. Cet amour pour la discipline nous a donné envie d’en faire une course. On avait des désirs mais également des demandes et c’est pour cela que la Panache a vu le jour”. Une épreuve qui ralliera Nice depuis Bruxelles, un clin d’oeil entre le pays d’accueil de Thibault et son pays d’origine mais pas que… “En collaboration avec la ville de Bruxelles, nous voulions créer une pérennité entre le grand départ du Tour de France de Bruxelles en 2019 et celui de Nice en 2020″.

Nous voulions un niveau de difficulté assez élevé

Thibault Fournal, co-fondateur de la Panache

Au niveau du parcours, la Panache ne sera pas de tout repos. Entre Bruxelles et Nice ce ne sont pas moins de 8 points de contrôle et 6 points de passage obligatoires à franchir. Ces derniers seront plutôt corsés car il faudra commencer par le Mur de Huy avant de rejoindre le Ballon d’Alsace et de s’enfiler le Col du Saint-Gothard. “Nous voulions un niveau de difficulté assez élevé. Ce n’est pas la Transcontinental Race car c’est plus court mais nous voulions condenser les efforts”, explique le co-fondateur de l’épreuve. Une épreuve qui revient aux sources de cyclisme. “On peut souvent entendre cette phrase mais ce genre de course est un retour aux sources. Il y a des points obligatoires mais c’est avant tout une expérience avec une semi-liberté du parcours et une autonomie totale”. Une semi-liberté car contrairement à certaines épreuves, les points à franchir sont plus nombreux. “Nous ne voulions pas imposer des segments obligatoires mais nous voulions pouvoir gérer l’épreuve c’est pour cela qu’il y a fréquemment des points à franchir. Ce sont d’ailleurs à chaque fois des endroits qui nous tiennent à coeur car ce sont des gens avec qui on peut travailler. Je pense au Coffee ride de Stavelot, à l’arrêt de Dijon ou encore à celui du Lac de Côme. De cette façon c’est une sorte de projet collectif”.

Organiser une épreuve d’Ultra-cyclisme, ce n’est pas juste donner des points et attendre à l’arrivée. Il y a toute une infrastructure à mettre en place. “Il faut penser à tous les aspects de la course. Cela parait simple mais ça ne l’est pas vraiment. Le travail qu’on fait en amont est très important car il permet d’éviter toutes les situations délicates pendant la course”. Après divers repérages, les fondateurs tentent maintenant de monter une équipe de bénévoles qui soient disponibles pendant plusieurs jours. “C’est une partie délicate même si grâce à notre club nous avons déjà du soutient. Nous avons des membres qui ont une certaine expérience, ce qui nous aide également dans l’organisation”. Afin de faire les choses dans les règles de l’art, l’équipe de la Panache a décidé de limiter le nombre d’inscriptions. “Nous n’accepterons pas plus de 200 personnes. Je ne sais pas si nous allons atteindre ce chiffre mais quoi qu’il arrive nous ne voulons pas d’un événement ingérable. Pour le moment, nous sommes assez satisfaits car nous avons d’ores et déjà des participants étrangers ce qui va donner encore plus d’âme à l’épreuve”. Pour son épreuve, Thibault pense que le vainqueur sera quelqu’un de costaud. “Le départ se fera le dimanche matin avec un segment de 40 kilomètres dans Bruxelles, je pense que le premier peut arriver après 4 nuits et 5 journées mais il faudra être très solide car cela sera long”.

L’ultra-cyclisme est en pleine expansion avec de nouvelles épreuves qui voient le jour tous les ans. Une tendance qui correspond bien à la mentalité de chez Kring. “Il y a un réel engouement pour ce genre d’épreuve. Que cela soit le Gravel ou encore les courses fixies. C’est en rupture avec un monde pourri qu’est le cyclisme professionnel. Pour moi, les courses à la télé c’est Richard Virenque et Lance Armstrong, des tricheurs et des drogués”, s’exclame Thibault. D’ailleurs, chez lui, le cyclisme sur route est venu sur le tard. “J’ai commencé par du BMX et du VTT avant de passer sur le pignon fixe. Je n’ai jamais eu envie de faire de la course avec des modèles du cyclisme à haut niveau. Dans ces nouvelles épreuves, on a un esprit sain, on le fait pour se dépasser et vivre une expérience. Ce n’est pas juste un truc marketing”. Sa seule crainte pour ces épreuves est le coté élitiste. “Les épreuves sont difficilement accessibles vu le nombre de places, il ne faut pas que cela reste un petit club fermé, il faut s’ouvrir”, poursuit-il. Dans le débat qui occupe actuellement l’UCI et le monde du Gravel et de l‘ultra-cyclisme, Thibault est favorable aux fédérations. “C’est à double tranchant mais être affilié à une fédération aide à de nombreuses choses en terme de potentiels affiliés, d’assurances, etc. Nous essayons de donner notre point de vue à la fédération et d’intégrer nos événements mais c’est encore difficile car c’est loin des codes actuels”, conclut-il. Plus qu’une chose à faire, s’inscrire à la Panache et prendre le départ le 14 juin prochain.

La trace de la Panache sur Komoot

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